, Vivre c'est accueillir le moment présent.

Une journée de milliardaire Dimanche, en fin de matinée, un frelon m’a soufflé une idée : vivre une journée de milliardaire. Je dis soufflé, piqué serait plus juste. J’ai vécu, pendant un temps, avec un hélicoptère qui m'attendait, posé au milieu de mon jardin. J’ai eu une section de professionnels parfaitement formée et dédiée à mon bien être. Ils m'ont porté, tel un prince, jusqu'au véhicule céleste, pour passé 10 ou 15 mn dans le ciel. Je suis allé visiter le plus grand hôtel de la région. J’y ai fait une visite mais comme je suis une personne sympathique, et visiblement importante, ils m’ont invité à passer pour la nuit. Une mission d’observation pendant laquelle j’ai pu contempler l’action des équipes, de jour et de nuit. J'ai recontré, ici aussi un personnel zélé.

Une autre façon de voir les choses La vie se vie en fonction de notre réalité à l’instant où les faits émergent à notre conscience. Ils sont ensuite colorés ou interprétés par différents éléments de notre esprit et de notre niveau de conscience. On peut également vivre cette journée comme une évacuation héliportée suite à un choc anaphylactique sérieux, pour ne pas dire sévère. Ceci fut suivi par un séjour aux urgences du CHRU de Tours, dans le bruit et l’inconfort d’un brancard.

La conscience du corps support du sentiment de vie. La conscience du corps n’émerge que dans des moments spéciaux, hors d’un quotidien « normal ». Un sportif vivra son corps d’une certaine façon. L’âge modifie la perception que nous avons de notre corps. Notre culture, nos croyances influences également celle-ci. Enfin, un accident, une agression le faisant réagir et nous fait découvrir d’une autre façon la réalité vécue de notre corps. Dans un tel cas, avoir renforcé la conscience de notre corps permet de vivre ces moments de façon différente. Nous ne subissons pas l’évènement. Nous le vivons comme un phénomène qui apparaît, vie et passe. Ainsi un choc anaphylactique devient une succession de phénomènes. Cette dernière permetde maîtriser non pas les réactions naturelles du corps mais la façon que nous avons de les vivre. Nous pouvons donner calmement les informations nécessaires aux personnels soignant et aux médecins. A postériori, ceci permet aussi prendre en compte, avec moins d’inquiétude, le risque nouveau pouvant malgré tout être vital.

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